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La peur et l'hystérie collective

La peur et l'hystérie collective

Cette parabole d'Anthony de Mello est intemporelle.  Elle n'est ni nouvelle ni obsolète, ni propre à notre époque ou notre culture. Cependant, depuis 2 ans (nous sommes en mai 2022) la peur s'est installée de manière très pernicieuse, notamment parce qu'elle est le fond de commerce des médias. Je compare souvent l'ambiance actuelle à celle où tout le monde serait en chaussures sur une patinoire, en tentant de s'y habituer et en critiquant ceux qui y parviennent trop bien et ceux qui n'y parviennent pas du tout...tout en faisant semblant d'être sur du sol ferme.

Et que la patinoire soit sanitaire ou politique, plus personne ne semble se préoccuper d'en sortir ...

La peur n'est cependant pas un problème en soi.

Ce qui devient un problème, c'est lorsque c'est la peur qui commande nos décisions.

Nous ne pouvons en effet pas éviter la peur, mais nous ne sommes pas obligés de lui obéir.

Toutefois, la peur est comme un virus, elle se propage et la peur des autres semble venir valider et renforcer la nôtre, et nous convaincre que nous ne voyons pas le danger. Où est le danger ? Où se cache-t-il et que va-t-il me faire ?

Le danger n'est pas non plus le principal problème, le problème étant de ne pas l'estimer à ses justes mesure et nature pour le maîtriser adéquatement.

Plus simplement, nous confondons le risque avec le danger.

Or, le risque c'est Danger X exposition = Risque

Un ours polaire est très dangereux pour l'homme, mais le risque est faible en Belgique ou en France, car il n'y en a pas. Un moustique est très peu dangereux pour l'homme, mais le risque est plus élevé car ils sont nombreux, et nous sommes tous piqués un jour.

S'il y a peu de danger et peu d'exposition à celui-ci, le risque est très faible ... mais la peur semble peu s'en soucier ...

Et cette confusion provient largement de notre vision troublée qui nous amène à inventer ce que nous ne voyons pas ... et à nier les évidences que nous voyons.

Nous basculons alors dans l'hystérie collective, parfois même dans la psychose collective.

Le risque généré par cette dernière étant d'adopter des comportements qui aggravent la situation, parfois/souvent dans des domaines totalement indépendants du problème...

Le risque supplémentaire  étant de créer des difficultés imaginaires plausibles, mais qui entraînent des mises en place - bien concrètes -  de stratégies inutiles.

S'ouvrent alors les grands débats complotistes comme "créer le problème pour proposer la solution". Ce qui est parfois vrai ... mais rare.

La pleine conscience nous invite à bien faire la différence entre "ce qui est" "ce qui pourrait être" et "ce qui m'effraie".

Écrit par : Jacques Splaingaire

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