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Faits et convictions

Faits et convictions

Les pensées ne sont pas des faits, les convictions non plus.

 Très souvent, dans une discussion, nous tentons de convaincre notre interlocuteur de se rallier à notre avis.

Et trop souvent, cet avis repose davantage sur nos convictions et nos émotions, que sur la pertinence et la validité des données fondant cette conviction. Or si ces données sont erronées ou inexistantes – ou à tout le moins sujettes à caution – aussi bon soit notre argumentaire, il ne saurait déboucher sur un progrès, mais plus probablement sur un conflit stérile.

Aussi est-il important de bien faire le distinguo entre ce qui fonde notre argumentation, et le développement de celle-ci.

Une difficulté majeure très fréquente est la confusion entre les deux, et la seconde difficulté se présente lorsque notre interlocuteur – ou nous-même - fonde son raisonnement sur des croyances ou sur ses émotions et non sur des faits.

Il devient alors important d’énoncer les faits et de cesser d’argumenter. Ceci ne résout rien, mais laisse une possible place au progrès ultérieur.

La bienveillance ne consiste pas uniquement à être « gentil » avec notre interlocuteur – même si cela reste préférable -  mais davantage  à « bien veiller » au respect de la réalité, et donc du possible progrès généré par la discussion,  et non céder à son désir d’avoir raison, en déformant celle-ci au profit de l’ego.

La pleine conscience est censée nous orienter dans cette direction.

 Durant le siècle des Lumières, Joseph Joubert fut l'ami de Diderot, d’Alembert, Chateaubriand… C’est ce dernier qui – après sa mort - fit publier un recueil de ses pensées, d’après ses lettres, car il n’avait rien publié de son vivant.

Écrit par : Jacques Splaingaire

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